Il y a de la nouveauté dans l’air en Méditerranée. Pour la saison estivale 2026, la majestueuse Norwegian Epic ajoute une escale inédite à son itinéraire : Salerne. Un choix qui sent bon la mer, l’histoire et l’authenticité — loin des routes touristiques les plus fréquentées, mais capable d’offrir un véritable aperçu de l’Italie, entre ruelles médiévales et panoramas de carte postale.
Dès que le navire jette l’ancre dans le port de Salerne, le regard se perd entre le bleu du golfe et les collines qui l’entourent. C’est une ville qui se dévoile progressivement avec une beauté douce et continue.
En quelques pas, on passe de la promenade bordée de palmiers aux ruelles du centre historique, où l’odeur du café et du pain tout juste sorti du four se mêle aux voix chaleureuses des habitants.
Fondée par les Romains et devenue florissante à l’époque lombarde, Salerne possède plus de deux mille ans d’histoire. C’est ici qu’est née la célèbre École médicale salernitaine, considérée comme la première université de médecine du monde occidental : un lieu où culture, science et humanisme s’entremêlaient bien avant que l’Europe moderne n’en saisisse toute la valeur.
Les voyageurs qui débarquent du Norwegian Epic disposent d’environ 9 à 10 heures pour explorer la ville : largement de quoi en tomber amoureux si l’on suit le bon rythme.
Le point de départ idéal est le Lungomare Trieste, une élégante promenade de plus de deux kilomètres qui longe la mer. Les palmiers ondulent doucement, les bancs invitent à la pause, et la vue sur le golfe procure cette sensation de calme que seul le Sud sait offrir.
De là, on s’enfonce dans le centre historique, un dédale de ruelles pavées où le temps semble suspendu. Entre anciennes boutiques, balcons fleuris et arcs en pierre, on arrive au cœur spirituel de la ville : la cathédrale de Salerne, dédiée à saint Matthieu.
L’entrée impressionne par son imposante architecture normande, mais c’est la crypte — somptueuse et silencieuse — qui laisse véritablement sans voix. Un lieu chargé d’art et de foi, baigné d’une atmosphère presque hors du temps.
Un peu plus haut, entre venelles en pente et échappées sur la mer, se trouve le Jardin de la Minerve, un petit paradis aromatique où flotte un parfum d’histoire. Autrefois jardin botanique de l’École médicale, c’est aujourd’hui une oasis panoramique où le temps s’écoule lentement, rythmé par le chant des mouettes et le souffle du vent parmi les plantes officinales.
Pour les visiteurs les plus énergiques, le château d’Arechi constitue une étape incontournable. Dominant la ville à 300 mètres d’altitude, la forteresse offre une vue à couper le souffle : une étendue bleue qui se perd vers la côte amalfitaine, tandis que la ville et son port semblent de petits joyaux nichés entre mer et montagne.
Selon la légende, c’est ici même que le prince lombard Arechi II aurait choisi de bâtir sa résidence, séduit par ce panorama naturel qui continue encore aujourd’hui de conquérir tous ceux qui gravissent la colline.
Au retour en ville, difficile de résister à une halte gourmande. Qu’il s’agisse d’un déjeuner de poisson frais ou d’une simple pizza napolitaine, la cuisine salernitaine sait charmer tous les palais.
L’après-midi venu, la Via dei Mercanti concentre l’âme locale : boutiques, senteurs, éclats de rire et artisanat typique. Et pour conclure en douceur, une glace artisanale dégustée face à la mer est incontournable.
Quand le soleil se couche derrière les collines, Salerne se pare d’or. Les lumières du port se reflètent sur l’eau et le Lungomare Trieste devient une promenade romantique, idéale pour un dernier regard sur la ville avant de remonter à bord.
Avec l’arrivée du Norwegian Epic, Salerne s’impose comme l’une des escales les plus séduisantes de la Méditerranée 2026. Une ville qui réunit histoire, nature et authenticité, loin du tourisme de masse mais proche du cœur des voyageurs en quête de lieux vrais.
Une seule journée suffit pour comprendre pourquoi cette ville, « porte de la côte amalfitaine », est l’une des nouvelles perles les plus lumineuses du sud de l’Italie.


